Fellation et sida

Dimanche, août 16th, 2009 | Santé

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Maladies sexuellement transmissibles MST

Le risque de transmission du virus du sida au cours d’une fellation est connu depuis plusieurs années. En revanche, l’importance de ce risque n’avait jusqu’à présent jamais été quantifiée.
La fellation étant souvent associée à d’autres pratiques sexuelles, il était difficile de mettre en évidence un lien entre celle-ci et une infection par le VIH. Les tests de dépistage permettent dorénavant de réduire le délai entre la contamination et le moment où celle-ci est détectée. Il est ainsi plus aisé de déterminer les pratiques qui pourraient être à l’origine de l’infection. De plus, l’usage du préservatif pour les rapports vaginaux et anaux s’étant répandu, il est plus facile d’étudier des groupes de sujets n’ayant que la fellation sans préservatif comme comportement à risque.


Contrairement à ce que vous pourriez penser, une fellation sans capotes comporte énormément de risques. Le risque de contamination par le virus du sida n’est pas à écarter. Ce type de rapport serait pourtant responsable de près de 8 % des infections.

Le risque de transmission du sida par fellation pourrait être revu à la hausse. Des études anglaises et américaines suggèrent que ce type de rapport est à l’origine de cas plus nombreux que prévus.
Les campagnes de prévention se sont concentrées sur la transmission par voie vaginale et anale, qui représente 90 % des infections. Pourtant, il apparaît aujourd’hui que la transmission par fellation n’est pas négligeable et est plus importante que prévue, en particulier à cause de la généralisation de fellations sans préservatif. Des cas d’infections par cunnilingus ou anulingus ont même été rapportés.
D’autres MST transmises par fellation
Pour y remédier les départements de santé ont décidé de relancer des campagnes de préventions et de sensibilisations pour informer le publique des risques éventuels de contamination. Le publique une fois les cartes en main pourra de lui-même décider du degré de risque auquel il s’expose.
Mais le sida n’est pas le seul danger, d’autres maladies sexuellement transmissibles peuvent également être transmises par fellation parmi lesquelles la syphilis, les gonorrhées, l’hépatite B ou l’herpès.
Ainsi, différentes épidémies localisées de syphilis ont permis d’identifier le sexe oral comme un facteur de risque. Largement étudiée à enrayer le phénomène malgré des campagnes de prévention.
Dans la transmission de l’herpès et des chlamydiae, les rapports oraux semblent également représenter un facteur important de transmission.
Le préservatif, seul moyen de prévention !
Les risques les plus importants sont associés à des fellations avec éjaculation dans la bouche du partenaire mais le liquide pré orgasmique (sécrétion ayant pour rôle d’humidifier le gland en érection) peut lui aussi être porteur du VIH. De plus, des gouttes de sperme peuvent également s’écouler du pénis avant l’éjaculation.
Une bonne hygiène bucco-dentaire réduit les risques de transmission par voie orale, mais le brossage des dents avant une fellation a l’effet inverse. Des infections ou des maladies buccales faciliteront la contamination par le virus du sida. Enfin, l’utilisation de bains de bouche avant ou après une fellation aurait tendance à réduire plutôt qu’augmenter la protection en enlevant les substances protectrices naturellement présentes dans la bouche.
Le préservatif est le seul moyen de se protéger des maladies sexuellement transmissibles. Sachez qu’il existe également des préservatifs parfumés et sans lubrifiant plus spécialement réservés aux fellations.

Si le risque de transmission du SIDA par la fellation est faible, il est en revanche très important pour certaines IST dont la syphilis. Le meilleur moyen de vous protéger du virus du SIDA et des autres IST est d’utiliser un préservatif pour la fellation et un préservatif avec un gel à base d’eau pour la pénétration.

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