L’avortement : Un Crime ?

Vendredi, mai 1st, 2009 | Débats & Sondages, Prévention

L’avortement, en bref, se définit comme étant l’arrêt soudain du développement d’un fœtus de manière forcé. Le processus de grossesse est interrompu avant son terme et par conséquent, le fœtus n’a pas le temps d’évoluer jusqu’à la naissance d’un nouvel individu de l’espèce.

Il y a trois types d’avortement : la fausse couche, l’interruption volontaire de grossesse et l’interruption médicale de grossesse. La fausse couche est considérée comme une interruption naturelle ou accidentelle de la grossesse et est la plus courante des complications, entraînant ainsi la perte du bébé. Selon certaines études, un tiers des grossesses finissent en fausse couche, la plupart du temps bien avant que la femme ne réalise qu’elle est enceinte. Ces complications se produisent en générale durant les trois premiers mois. Quant à l’interruption médicale de grossesse, elle peut être causé due au fait que la grossesse met en danger la vie de la mère, ou si le fœtus est atteint d’une maladie vraiment grave ou incurable au moment du diagnostic. Ce type d’avortement est possible en France à tout âge, et jusqu’au terme de la grossesse. Toutefois, le sujet qui nous intéresse ici est l’interruption volontaire de la grossesse. Appliqué à la demande de femme non désireuse de sa grossesse, ce genre d’avortement est, même aujourd’hui, considéré par beaucoup comme tabou. Pourtant, selon un sondage, on compte 220 000 interruptions volontaires de grossesse pratiquées chaque année.

Il y a toujours une question qui est resté toujours inachevé même de nos jours : l’avortement est-il un crime ? La réponse ne dépend que de la perception de l’individu et son point de vue vis-à-vis de cette situation. Selon la loi, l’avortement en France est tout ce qu’il y a de légal et le délai de recours à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) est de 12 semaines. Tout d’abord, qu’est-ce un crime ? Une description simple serait qu’un crime est le viol des droits existants de la victime. Ainsi, même un être humain qui n’est pas encore né possède le droit de vivre sans agresser autrui. Ces droits lui sont inculqués dès le début, même s’il ne peut se défendre à ce stage. De ce fait, si l’on reconnaît qu’un être humain est doté de droits dès sa conception, il est évident de dire qu’il s’agit d’un crime. Néanmoins, il fait aussi voir l’avortement d’un point de vue moral. En effet, cet action engage la supprimassions d’un être humain. On ne peut considérer cet être comme une vulgaire amas de cellules sans nature spécifique.

Il ne se produit pas un avortement volontaire, ou même involontaire, ou la femme n’est pas marquée d’une manière ou d’une autre. Un avortement est généralement un triste fait et n’est souhaitable que comme pis-aller. Les groupes les plus agressifs dans la défense de l’avortement libre ont même toujours affirmé clairement qu’ils ne conseillent pas l’avortement, et propose comme but d’éviter les grossesses non désirées.

On c’est que l’avortement volontaire est traumatisant car la preuve est que pour la majorité des femmes, elle refusent catégoriquement d’en parler. Les féministes radicales sont des exceptions car elles osent parler des motivations de leur acte comme de n’importe quelle initiative banale de la vie courante. Les motifs conduisant une femme à se faire avorter sont regroupé ainsi, suivant la classification de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) : indications médicales, eugéniques, médico-légales, médicosociales, sociales et de pure convenance personnelle. La raison des indications médicale est de préserver la santé physique ou mentale de la mère et d’écarter le danger qu’il y est de malformations graves pour le fœtus, étant 3% des demandes d’IVG. Quant aux indications de type médico-légal, cela concerne l’inceste, le viol et les grossesses des débiles mentaux profonds, faisant seulement 1% des cas de IVG. Pour les indications médicales de type social, on considère l’affaiblissement maternel, la multiparité, les maladies invalidantes du chef de famille et l’age avancé de la mère et compte 28% des avortements pratiqués. Les indications sociales se composent de graves difficultés financières, qui peuvent devenir une source de problème pour élever l’enfant, et l’alcoolisme de l’un des progéniteurs. Enfin, 52.5% des femmes réclamaient l’avortement par pure convenance personnelle. D’après un sondage, il est vu que parmi les femmes mariées, les motifs avancés par quelques-unes lorsqu’il s’agit d’avortions étaient des envie simple comme acquérir une voiture neuve ou un logement.

Même si dans beaucoup de pays, l’avortement coûte la vie à bien des femmes due aux conditions peu hygiéniques accomplies dans la clandestinité, nombreuses sont les femme qui continuent à y recourir de nos jours. Dans bien des pays sous-développé, les méthodes utilisées pour pratiquer un avortement entraînent toujours un grand risque pour la femme car ceci est accompli au moyen d’aiguilles à tricoter ou de baguettes en osier, par l’ingestion ou l’administration de décoctions de tabac ou des irrigations de sublimé corrosif et d’autres systèmes tout aussi dangereux. Il existe, de nos jours, de nombreux méthodes abortives qui ne sont pas aussi risquées que ceux discutées précédemment et sont suffisamment sure pour ne pas mettre la vie de la femme en danger. Quelques méthodes sont : l’aspiration, consistant à appliquer une sonde, introduite dans l’utérus, au moyen de laquelle on décolle et absorbe l’œuf par aspiration ; la dilatation et le curetage, consistant en une ouverture provoqué du col de la matrice dont le contenu est extrait avec une curette ; les solutions salines hypertoniques, ayant la propriété de déclencher l’avortement lorsqu’elles sont injectées dans la cavité amniotique fœtale ; et les prostaglandines, qui ont la propriété de provoquer des contractions utérines déclenchant l’expulsion du fœtus.

Au moment de faire face à la possibilité d’un avortement provoqué, ce dur choix devrait se faire lorsqu’il s’agira toujours de situations ou toutes les raisons qui pourront être données en faveur de la conservation de cette vie auront était soigneusement réfléchi, pesées et estimées, afin que l’interruption volontaire de grossesse soit pratiquée en dernier recours. Au cas contraire, un crime sera commis à chaque fois qu’un avortement aura été accompli sans qu’on ait envisagé toutes les possibilités afin de l’éviter.

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