La masturbation

Dimanche, mai 3rd, 2009 | Discussions Sexualité, Masturbation, Santé

La Masturbation

La masturbation se définie comme la stimulation de ses organes génitaux dans le but d’obtenir des sensations charnelle susceptibles de conduire à un orgasme. Elle a été longtemps considérée comme tabou, voir même dégradante, mais est pourtant un acte tout à fait naturel. Beaucoup parlent d’acte – anciennement considéré comme « vice » – solitaire, alors qu’en réalité, il peut ne pas être solitaire, pouvant même être exercé en présence d’autres personnes ou avec la participation d’une autre personne. On en parle généralement peu, que ce soit dans un couple ou lors de confidences entre amis. Elle est toutefois moins forte qu’aux siècles précédents car à une certaine époque, les pensionnaires des établissements scolaires avaient à dormir avec les mains sur les draps et couvertures pour ne pas avoir la tentation de se « toucher ». Même si beaucoup d’hommes de nos jours parlent aisément entre eux de leurs exploits sexuels au lit avec leurs partenaires, alors que les femmes des qualités et défauts de leur partenaire, ni les hommes ou les femmes n’osent aborder facilement le sujet entre eux, ou entre elles.

Certains chercheurs sur le sujet de la sexualité considèrent que la masturbation est une habitude propre à des époques déterminées de la vie, alors que pour d’autres, elle est « normale » et habituelle à tous les ages. Ainsi, chacun essaie de mettre son opinion sur le fait de savoir s’il s’agit d’une activité nécessaire ou inutile, bénéfique ou préjudiciable, normale ou qui s’écarte des normes.

La manipulation des organes sexuels, comme tous les parents auront pu l’observer, commence très tôt dans l’enfance. En effet, les enfants touchent à tout, et avec d’autant plus de faciliter quand c’est à leur portée. Par conséquent, il arrive un moment ou, tout à fait innocemment, l’enfant découvre que la manipulation de ses organes génitaux lui procure des sensations agréables. Tout cela arrive fortuitement au début, mais c’est ensuite qu’il décide de l’exécuter volontairement. Pratiquement 80% des personnes interrogées, indiquant l’age auquel ils commencèrent à se masturber, lors d’un sondage, signalent la période comprise entre 10 et 15 ans. Le commencement de l’activité masturbatoire n’est jamais antérieur à l’age de 7 ans, ni postérieur à l’age de 18 ans. 74,8% des hommes et 57,2% des femmes ont fait leur apprentissage de la masturbation généralement au travers de conversations ou de lectures. Moins fréquemment, 6,3% des hommes et 3,8% des femmes le découvre lors de rapports homosexuels. Il est intéressant de faire l’observation que, alors que pratiquement tous les hommes se sont masturbés plus ou moins fréquemment dans leur enfance ou adolescence, le nombre de femmes qui ne s’y sont jamais adonnées est relativement élevé. La majorité d’entre elles s’y sont mit à un age assez éloigné de l’adolescence.

Il faut avant tout préciser que la masturbation n’est pas principalement qu’une stimulation mécanique mais nécessite avant tout l’excitation se passant dans la tête. Il faut d’abords fantasmés, imaginer une situation, car cela fait partie intégrante du processus de masturbation. Ce processus d’excitation « mentale » est d’ailleurs primordial à l’érection chez l’homme. Ainsi, chez ce dernier, le procédé masturbatoire le plus fréquent consiste à manipuler le pénis, dont la peau, de grande mobilité, est aisé à déplacer par des mouvements de va et vien. Cette manœuvre peut être effectué manuellement ou par des frottements avec divers objets, tels que des poupées gonflables de dimensions et d’aspect réel. La femme aussi peut s’autostimuler jusqu’à l’orgasme en manipulant le clitoris et les petites lèvres, en introduisant les doigts ou d’autres objets, comme un godemiché, dans le vagin et même en se caressant les seins, particulièrement les mamelons. L’orgasme peut être atteint en augmentant la tension musculaire et en serrant les cuisses ou en croisant fortement les jambes, par pression sur le mont de Vénus, ou en recourant au fantasmes. Ces fantasmes de ces fantaisies érotiques peuvent être purement imaginatifs ou provenir d’expériences passées ou désires sexuel, de la contemplation d’images ou de la lecture de revues excitantes, le tout étant généralement accompagné de manipulation autoérotique.

Bien souvent, la masturbation est pratiqué tellement de façon répétitive que cela en devient accablant, elle puisse provoquer certains troubles, en particulier de type psychologique. Par exemple, chez les sujets éduqués dans une ambiance de grande répression sexuelle, la masturbation peut être engendrer en eux un sentiment de culpabilité. Lorsqu’un enfant est d’age de 3 et 5 ans, les pratiques auto-érotiques sont considérées comme tout à fait ordinaires et ne doivent donc pas être confondues avec la masturbation proprement dite. Quant à l’adolescence, les médecins et psychologues jugent la masturbation acceptable et la qualifient même de décharge de la tension érotique et d’apprentissage de la sexualité, à condition de ne pas dépasser certaines limites. On peut aussi observer qu’à l’étape pubertaire, voire prépubertaire, l’apparition de la masturbation coïncide avec le besoin d’auto-affirmation des caractères sexuels. Le fait qu’elle persiste peut être un indice d’une immaturité sexuelle de la personne, qui est le fruit d’une éducation sexuelle inadéquate ou même inexistante. Ainsi, on peut insinuer que la masturbation devient anormale lorsqu’elle est pratiquée surtout d’une façon qui implique une dépendance névrotique.

Même aujourd’hui, il existe un très fort courant d’opinion, appuyé par les autorités scientifiques, qui soutient que la masturbation, loin d’être novice pour le corps et l’esprit, est hautement bénéfique. Cette rumeur favorise évidemment l’étendu de la pratique de la masturbation. Il n’est toutefois pas facile de démontrer que la masturbation puisse produire des maux physiques ou psychiques, si ce n’est dans des cas extrêmes. Vue d’une perception plus large, on peut affirmer que le problème de la masturbation semble actuellement axée sur deux points principaux : l’abus et les répercussions psychiques. Il semble incontestable qu’il y a un gaspillage excessif de l’énergie vitale au moyen de la masturbation débilite d’une manière ou d’une autre, tant sur le plan physique que psychologique.

Ainsi, on peut comprendre que la masturbation peut aussi être néfaste pour un individu le pratiquant excessivement, car il peut y avoir un repli sur soi même, le sentiment de culpabilité peut lui rongé, vue que l’on considère la masturbation comme une activité non acceptée par l’entourage, et favorise même l’égoïsme. En fait, le véritable amour est agréable dans la mesure ou il reçoit en retour d’avoir donné. Donc, nous ferions bien de ne pas favoriser la masturbation et de faire en sorte de la corriger car ici, comme dans la majorité des problèmes psychosexuels, les remèdes qui prétendent être radicaux ne font que provoquer le contraire du but recherché.

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