La Sodomie
Samedi, mai 2nd, 2009 | Discussions Sexualité, Débats & Sondages, Pratiques Sexuelles, Prévention, Retour d'Experience, Santé
La sodomie a été depuis toujours un sujet tabou et même jusqu’à présent, les gens ressentent une certaine gêne en abordant le sujet. La sodomie, en bref, est un rapport sexuel consistant en une pénétration de l’anus du ou de la partenaire, utilisant en générale le pénis ou même un objet représentant un phallus. Un exemple pourrait être un godemiché, permettant à une femme ou un homme de sodomiser un ou une partenaire. Ainsi, on s’aperçoit que la pénétration anale n’est pas réservée seulement aux homosexuels puisque, d’après les sondages, 30% des homosexuels pratiquent la sodomie comme d’une partie de jeux sexuels. En effet, cette activité entre généralement dans la vie sexuelle d’un certain nombre de couples lorsqu’ils sont à la recherche de nouvelles sensations.
L’anus est une zone essentiellement riche en nerfs, prouvant ainsi que son potentiel érogène est réel. En effet, comme le sphincter anal est normalement serré – à l’opposé du vagin qui possède la capacité de « s’ouvrir » d’avantage lors de la pénétration du sexe de l’homme – dans l’anus, le pénis est ainsi d’avantage « compressé », ce qui est apprécier par homme due au plaisir éprouvé durant cette pratique. De plus, l’excitation est encore plus augmentée due au fait que c’est une activité frôlant l’interdit qui l’a longtemps entouré. On peut comprendre que la sodomie est l’un des fantasmes les plus reconnu chez les hommes, car il y a une forte émotion de dominant et de dominé, symboliquement.
Mais, que ressent la femme lors de cette activité ? Si elle est consentante, le plaisir n’est pas obligatoirement présent. Il est vrai que l’anus est une zone sensible, mais la stimulation du clitoris lors de la pénétration anale ajoute du plaisir. Il faut toutefois préciser que la sodomie ne comporte pas de plaisir partagé s’il n’y a pas de volonté conjointe de le pratiquer et une confiance pleine doit exister entre les deux participants. Les femmes acceptant de pratiquer la sodomie et obtenant du plaisir à le faire sont peu nombreuses. Selon les statistiques, 25% des femmes avouent l’avoir déjà tenté, alors que seulement 10% apprécie réellement cette pratique. Une grande majorité pense que c’est un acte dégradant pour la femme elle-même et refusent à le faire aussi par peur d’avoir mal. Pourtant, si le partenaire est attentif, ces sous-entendus disparaîtront avec le temps. D’un autre coté, avec la banalisation des vibromasseurs et des gode-ceintures, on s’aperçoit l’autonomie de plus en plus grande des pratiques sexuelles des femmes, en solo ou avec partenaire. Par conséquent, il y a toujours des demandeuses, mais se heurtent toutefois à un refus de l’homme, souvent lié au tabou de la localisation, à l’excrément, ou à la peur de ne pas savoir le faire.
Tout comme la pénétration par voie vaginale, la sodomie possède de nombreuses positions permettant d’accroître l’excitation et le plaisir. La pénétration anale, toutefois, nécessite beaucoup de douceur pour ne pas blesser le sphincter anal. Ainsi, si elle est pratiquée dans de bonnes conditions, la personne ne ressentira aucune douleur et ne serra pas plus au risque que d’autres pratiques sexuelles. Grâce à ce nouveau plaisir, le couple aura accès à de nouvelles sensations, étant ainsi une pratique susceptible, de temps à autre, de briser la monotonie des rapports sexuels classiques. En effet, l’anus est une zone délicate et peut être une source de plaisir autant pour l’homme que pour la femme. Mais, pour atteindre ce climax, la lubrification est essentielle. A l’opposé du vagin, l’anus ne possède pas la faculté à se lubrifier naturellement. La vaseline, qui est un lubrifiant gras, est très souvent utilisée lors de l’intromission, qui doit nécessairement se dérouler en douceur. L’introduction d’un doigt ou même une caresse sur l’anus pourra aider à la détente du sphincter anal, ce qui rendra plus facile le mouvement du va-et-vient.
La crainte que toutes femmes a avant de tenter une telle expérience est s’il se produit une infection quelconque ou si elle doit faire face à des risques médicaux. Le tout dans une relation sexuel anale est qu’il ne faut jamais faire une pénétration brutale car cela peut provoquer des microcoupures ou des saignements. De plus, le risque de transmettre à son partenaire des maladies sexuellement transmissibles existe. Pour cela, il est primordial d’avoir recours au port du préservatif, car la muqueuse rectale est particulièrement délicate et poreuse. Il faut aussi éviter de changer brusquement d’une pénétration anale à vaginale. La cause peut être telle que les germes contenus dans le rectum soient transmis dans l’orifice et par conséquent provoquer une infection vaginale. Il est préférable de faire une toilette intime ou de changer de préservatif d’abords.
La sodomie n’est sans doute plus aussi honteuse qu’auparavant. Toutefois, elle peut être considéré comme un acte tabou dans certaines religions, car elles semblent n’apprécier guère cette pratique. Toutes les religions condamnent la sodomie, y compris le bouddhisme, malgré sa réputation de sagesse et grandeur d’esprit. Aux Etats-Unis, il a fallut attendre jusqu’en 2003 avant que la Cour Suprême n’abolisse les lois pénalisant encore la sodomie dans certains Etats.
En résumer, hormis les interdits à caractère religieux que soulève la question, on peut dire sur un plan purement technique que l’avantage de la sodomie pour les hommes est l’augmentation du plaisir physique due au fait que le sexe est bien plus serré que de la manière naturelle. Quant à la femme, 95% de ces derniers affirment ou prétendent ne pas aimer cette pratique, alors que 5% déclarent ne pas apprécier (et réclamer) cette pratique et vont jusqu’à dire qu’elles éprouvent un plaisir physique plus profond et intense et parfois supérieur au plaisir vaginal.
Pour conclure, on peut dire que la sodomie est une activité intéressante en elle-même pour le couple car, au-delà des avantages physique ou de la jouissance de la transgression que certaines personnes pourront ressentir, il s’agit d’une pénétration de la limite entre plaisir et douleur. Pour un couple, on peut le considéré comme étant une épreuve érotique, qui, si mal menée, peut s’avéré insupportable. D’autre part, elle demande à l’homme de faire preuve d’une éminente « virilité érectile » et surtout de beaucoup de délicatesse et d’attention.
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